Depuis 2001, Vanessa Gilles développe un travail photographique au long cours autour du flamenco à Nîmes, dans le cadre du Festival Flamenco organisé par le Théâtre de Nîmes.
Cette inscription dans la durée fonde la démarche : revenir, observer, approfondir. Année après année, elle constitue une archive sensible du festival tout en menant une recherche sur la représentation du corps en tension.
Le noir et blanc est un choix structurel. Il élimine l’anecdote pour concentrer le regard sur la lumière, la matière et l’architecture du geste. L’image ne documente pas la performance ; elle en extrait la densité.
Son travail interroge la présence, la puissance expressive des interprètes et l’intervalle — cet espace de suspension entre silence et frappe — où le flamenco devient écriture du corps.
Cette série s’inscrit dans une pratique cohérente, fondée sur le temps long, la rigueur formelle et une réflexion sur l’archive vivante.
MERCI à Rocio Molina, Eva Yerbabuena, Israel Galvan, Olga Percet, Belen Maya, Patricia Guerrero…