Les fleurs pour mémoire

Deux robes photographiées dans la chambre de sa grand-mère, le jour de son décès.
Dans l’absence du corps, le vêtement devient présence. Il garde les plis, la coupe, la manière d’avoir été porté. Il contient une silhouette invisible.
Le passage en négatif transforme l’image : le fond devient noir profond, presque nocturne, tandis que les fleurs surgissent dans des couleurs intenses et vibrantes. L’inversion révèle ce qui persiste.
Ici, le vêtement parle à la place de la personne. Il devient portrait sans visage.
Présenté en exposition collective à la Galerie La Salamandre à Nîmes, le travail était accompagné de sa valise et de la dernière phrase qu’elle lui a dite, prolongeant l’image par l’objet et la parole.
À travers ce geste, Vanessa Gilles interroge la capacité du textile à contenir une identité et à porter la mémoire.
Le vêtement devient trace.

In the absence of the body, the garment becomes a presence. It retains the folds, the cut, and the way it was worn. It contains an invisible silhouette.
The shift to negative transforms the image: the background becomes deep black, almost nocturnal, while the flowers emerge in intense, vibrant colors. The inversion reveals what remains.
Here, the garment speaks in place of the person. It becomes a faceless portrait.
Presented in a group exhibition at Galerie La Salamandre in Nîmes, the work was accompanied by her suitcase and the last sentence she said to it, extending the image through the object and the spoken word.

Through this gesture, Vanessa Gilles explores the capacity of textiles to contain an identity and carry memory.

160 cm x 110 cm encadré caisse américaine bois