Vanessa Gilles – Artiste photographe

Vanessa Gilles développe une recherche artistique autour des récits collectifs, des formes contemporaines du sacré et des processus de transmission culturelle, à travers le portrait et le vêtement envisagé comme archive vivante. Son travail explore la manière dont les mémoires minorées s’inscrivent dans les corps, les territoires et les objets, en s’appuyant sur des archives, des témoignages et des symboles culturels considérés comme supports de mémoire et vecteurs de patrimoine immatériel.

En 2015, elle intègre l’École nationale supérieure de la photographie à Arles. Lors d’un workshop en 2016 dirigé par Sonia Seraïdarian, avec Isabel Muñoz et François Cheval, elle réalise Dosta – Paroles et mémoires de femmes tsiganes, consacré à l’internement des femmes tsiganes pendant la Seconde Guerre mondiale. Ce travail marque le début d’un engagement durable auprès des communautés tsiganes et d’une réflexion sur les formes de mémoire invisibilisées.

Lauréate du Prix des Nouvelles Écritures en 2019, Vanessa Gilles expose à la Maison des Femmes à Bruxelles, à la Galerie Anne Clergue, à la Fondation Manuel Rivera-Ortiz à Arles, au Carré d’Art – Musée d’art contemporain de Nîmes, ainsi qu’au Musée de la Camargue aux Saintes-Maries-de-la-Mer. Une sélection d’images issues de Dosta a été intégrée à l’exposition itinérante Sillages, portée par le Musée national de l’histoire de l’immigration, contribuant à la diffusion nationale de cette réflexion mémorielle.

Son projet SARA, LA MÉMOIRE DE L’EAU, consacré aux capes votives liées à la figure de Sara la Noire, a été présenté en septembre 2025 à la Galerie Anne Clergue et au Musée des Beaux-Arts de Nîmes en janvier–février 2026. Ce travail inscrit sa démarche dans une réflexion sur le patrimoine immatériel, la mémoire des circulations et les ancrages territoriaux contemporains, en particulier en Camargue.

À la croisée de la photographie et de l’installation textile, la démarche de Vanessa Gilles affirme une attention particulière aux territoires et aux objets comme vecteurs de mémoire vivante et de transmission culturelle.

Vanessa Gilles – Photographer

Vanessa Gilles conducts artistic research on collective narratives, contemporary forms of the sacred, and processes of cultural transmission, through portraiture and clothing viewed as a living archive. Her work explores how marginalized memories are inscribed in bodies, territories, and objects, drawing on archives, testimonies, and cultural symbols considered as repositories of memory and vectors of intangible heritage.

In 2015, she enrolled at the École nationale supérieure de la photographie in Arles. During a 2016 workshop led by Sonia Seraïdarian, alongside Isabel Muñoz and François Cheval, she created Dosta – Words and Memories of Romani Women, dedicated to the internment of Romani women during World War II. This work marked the beginning of a lasting commitment to Romani communities and a reflection on forms of memory that have been rendered invisible.

Winner of the Prix des Nouvelles Écritures in 2019, Vanessa Gilles has exhibited at the Maison des Femmes in Brussels, the Galerie Anne Clergue, the Manuel Rivera-Ortiz Foundation in Arles, the Carré d’Art – Museum of Contemporary Art in Nîmes, and the Musée de la Camargue in Saintes-Maries-de-la-Mer. A selection of images from Dosta has been included in the traveling exhibition Sillages, organized by the National Museum of the History of Immigration, contributing to the national dissemination of this reflection on memory.

Her project SARA, LA MÉMOIRE DE L’EAU, dedicated to the votive capes associated with the figure of Sara la Noire, was presented in September 2025 at the Galerie Anne Clergue and at the Musée des Beaux-Arts de Nîmes in January–February 2026. This work situates her practice within a reflection on intangible heritage, the memory of movement, and contemporary territorial roots, particularly in the Camargue.

At the intersection of photography and textile installation, Vanessa Gilles’s approach highlights a particular focus on territories and objects as vectors of living memory and cultural transmission.